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  • Nicolas Armengaud

Les multinationales du football



Les propriétaires étrangers représentent déjà 1/4 des clubs français, mais l’investissement d’un fonds privé ou public ne se limite plus à un club par investisseur. Désormais, ce sont des conglomérats de plusieurs clubs de football qui sont créés. On peut évidemment penser à Red Bull, la marque de boissons énergisantes austro-thaïlandaise qui, depuis 2004, investit dans le football et possède désormais 5 clubs :


Red Bull Salzbourg (depuis 2004), Red Bulls de New York (2006), RB Leipzig (depuis 2009), FC Liefering (depuis 2012), Red Bull Bragantino (depuis 2019)


On peut penser également au City Football Group, dont le propriétaire est le « Cheikh » émirati Mansour Bin Zayed Al Nahyan et qui comporte 10 clubs professionnels :


- Manchester City (depuis 2008)

- New York City (depuis 2013)

- Melbourne City (depuis 2014)

- Yokohama F. Marinos (depuis 2014)

- Girona (depuis 2017)

- Montevideo City Torque (depuis 2017)

- Sichuan Jiuniu (depuis 2019)

- Mumbai City (depuis 2019)

- Lommel SK (depuis 2020)

- ESTAC (depuis 2020)


Le groupe est ainsi présent sur 5 continents : Europe, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie et Océanie.


A l’instar du groupe Red Bull, le City Football Group a beaucoup misé sur la jeunesse, avec pour les deux le même schéma : recruter des jeunes joueurs très prometteurs, les faire progresser dans des infrastructures ultramodernes et très souvent, les envoyer en prêt dans un des clubs du groupe pour les faire éclore au haut niveau.


On peut notamment penser aux nombreux joueurs prêtés par Manchester City à Girona ou au parcours type d’un joueur Red Bull : Salzbourg, prêt à Liefering (deuxième division autrichienne) puis une fois le joueur mature dans son jeu, « achat » par le RB Leipzig.


Dans ces deux conglomérats, une philosophie de jeu est imposée dans tous les clubs du groupe et à tous les échelons d’âge. Ainsi, dans un club du CFG, la maîtrise de la possession est inculquée dès le plus jeune âge.

Les joueurs sont donc formatés pour, une fois prêts, s’incorporer parfaitement dans le jeu de l’équipe première.


Mais derrière tout cet aspect sportif, le réel enjeu des conglomérats de clubs est bel et bien

économique, et ce système, très rentable sur le long terme lorsqu’il est bien mis en place pourrait intéresser d’autres richissimes propriétaires. À tel point qu’on peut se demander si dans 20 ou 30 ans, il restera des clubs indépendants et non uniquement des branches de grandes multinationales, plutôt enclins à remplir de billets les poches des actionnaires que de bonheur les yeux des supporters.

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