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  • Térésa Cavalière

Une Fédération pas comme les autres : à la découverte de la Fédération Français de la Lose

En quelques années à peine, la Fédération de la Lose s’est imposée dans le paysage médiatique français et est devenue incontournable pour tous les fans de sport. Très présente sur les réseaux sociaux et prolifique sur son site web mêlant actus multisports et manifestations de soutien aux plus belles loses, on ne présente plus la FFL. Mais comment une telle Fédération a-t-elle réussi son pari de mettre la lose au premier plan du sport français ?

Éléments de réponse avec Louis, cofondateur de la FFL.

Bonjour ! Pouvez-vous nous présenter la FFL et nous expliquer comment vous est venue l’idée de la créer ?

Bonjour ! Alors moi je suis Louis, j’ai cofondé la FFL avec une bande d’amis – c’était un délire de potes. Je n’étais pas dedans au début, je suis venu un petit peu après, mais à la base tout est parti d’une équipe de football à cinq (five) qui jouait dans les ligues en région parisienne – mon cousin faisait partie de cette team. Ils ont appelé l’équipe le FC Kostadinov (le responsable de l’élimination piteuse de l’équipe de France de football contre la Bulgarie le 17 novembre 1993). Il y avait déjà un concept, une culture de rire de la Lose. Un jour, en 2015, on s’est dit : « pourquoi on ne ferait pas un blog ? ».

L’idée est partie de là. Maintenant, je suis avec mon associé Antoine, cela fait un an que l’on a organisé nos actions parce que la Fédération a grandi. Il a fallu faire un site, des partenariats, donc on a dû se structurer un peu plus : aujourd’hui, nous avons le plaisir immense de pouvoir être 2 à temps plein dessus.





Votre projet est donc parti d’un groupe de potes en région parisienne - comment avez-vous fait évoluer votre blog ?

Tout est venu graduellement : le projet n’a jamais été de se dire en 2015 « on va créer un groupe médias avec des canaux d’acquisition de lose, une boutique e-commerce ». C’est plus de l’entrepreneuriat accidentel qu’un vrai projet car jamais la FFL n’a été vouée à ce qu’on en fasse notre métier. Ça a grandi petit à petit - le premier truc concret qu’on ait fait, c’était en 2017, avec le tee-shirt « Benoît Perd » pour Roland-Garros. Cela avait bien marché, puis le bébé a grandi : on s’est retrouvés avec des sollicitations de marques pour des partenariats, d’autres idées de produits. On s’est alors dit que si on commençait à avoir des activités générant de l’argent, il nous fallait une structure juridique derrière. Tout s’est fait graduellement, nous sommes d’abord allés vers les opportunités qui sont venues à nous, puis nous nous sommes organisés.



Comment expliquez-vous le succès de votre Fédération ? Les gens n'aiment en général pas perdre, pourtant, la défaite n'a jamais autant été "célébrée" grâce à vous.

Je pense qu’on s’est tous déjà trouvés dans une situation où notre sportif / équipe favorite se fait battre et du coup on sait ce que c’est la frustration d’un supporter. Ce qui explique une partie du succès de la Fédération, c’est qu’elle s’adresse aux émotions que la défaite peut générer.

En riant de la défaite, on arrête d’être triste quand on perd. En plus, aujourd’hui, même quand la France gagne, on fait de l’autodérision envers la FFL par la FFL. C’est quelque chose que les gens aiment bien aussi. On a tous plein de frustrations et d’émotions qui fusent quand il y a de la défaite dans l’air : pouvoir en rire, c’est la meilleure des cures possibles.


Avez-vous des projets en cours ou des envies particulières pour le futur ?

On a plein de projets sur tous nos leviers : par exemple avec la boutique. Des nouveaux produits vont bientôt sortir et on aimerait encore en développer d’autres. On a aussi des idées de partenariats, on en fait depuis un an environ. En plus, chaque nouveau partenariat nous aide à en avoir d’autres, c’est un nouveau pilier que nous développons et sur lequel nous passons du temps parce que c’est aussi grâce aux marques que nous pouvons nous suffire à nous même.

Ce qui est sûr, c’est que le but n’est pas de s’arrêter là. Aujourd’hui, nous ne sommes pas les seuls à rire autour de notre concept donc je pense qu’il y a plein de choses à faire pour l’amplifier. Au final, c’est ça qui nous fait rire, le fait que nos vieilles blagues d’il y a 5 ans sont vues aujourd’hui par 400, 500 ou 600 000 personnes. On essaye de se développer comme une entreprise mais on garde bien le cap du début en tête. Tant que tout fonctionne bien comme ça, il n’y a pas de raison d’arrêter de le faire.



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